Fin août, cela représentait un montant record de 2,33 milliards d'euros de dettes dues que les 361.955 mauvais payeurs ne pouvaient honorer. On est considéré comme mauvais payeur à partir du moment où l'on est dans l'incapacité de payer ses traites trois mois d'affilés.
Le plus grand retard de payement concerne les prêts personnels à tempérament (1,12 milliard d'euros ou 11% de plus qu'il y a un an), suivis par les crédits pour logement (786 millions d'euros ou +19%) et les ouvertures de crédit (365 millions d’euros ou +10%).
Les 361.955 mauvais payeurs représentent 7,3 pour cent de l'ensemble des 4,93 millions de Belges qui ont effectué au moins un crédit (ex. crédit à la consommation, carte de crédit ou emprunt hypothécaire) en cours. La plus grande majorité des emprunteurs n'éprouve donc pas de grandes difficultés à honorer leurs dettes. Mais depuis le début de la crise économique, le nombre de mauvais payeurs augmente de manière continue. En 2007, on comptait encore moins de 340.000 mauvais payeurs.
Comme le Vlaamse Centrum voor Schuldbemiddeling, le CRIOC est convaincu que seule une approche globale et préventive pourra produire de bons résultats.
Le CRIOC demande que les autorités publiques fédérales organisent une meilleure information et protection du consommateur, notamment dans le secteur du crédit et des télécommunications. Il convient de renforcer la médiation et dans le règlement extrajudiciaire de litiges, de sorte que les consommateurs qui rencontrent des problèmes puissent plus facilement y faire appel.