A la mi-octobre, l'Etat annonçait que les banques allaient devoir contribuer à la réduction du déficit, souffert suite aux aides apportées au secteur financier. Le CRIOC avait alors mis en garde contre l'éventuelle répercussion sur les tarifs des institutions bancaires, que les consommateurs risquaient de subir à la suite de cette taxe. Jean-Luc Dehaene, Président de Dexia, avertissait également que le client risquait de payer.
Et à peine un mois après l'annonce de la mesure, les premiers effets négatifs pour le consommateur sont déjà palpables...
En effet, il nous revient que Dexia envisage une augmentation générale de ses tarifs. En comparant les différents tarifs des services offerts aux particuliers par Dexia, force est de constater que pour tromper la vigilance du client, Dexia a décidé de calculer ses tarifs de manière mensuelle et non plus trimestrielle ou annuelle. Quoi qu'il en soit, le CRIOC a observé que les nouveaux tarifs prévus augmenteront en moyenne de 0,113€ par service. Ainsi, sur les 40 services offerts aux particuliers, un seul voit son prix baisser de 0,08€. Seuls 4 services restent en statu quo.
Concernant la tarification applicable aux PME, aux indépendants, professions libérales et aux ASBL, l'augmentation moyenne est du même ordre (0,111€ par service et par an), sachant qu'il y a ici quatre fois moins de services offerts.
Enfin, notons que ce sont les associations de fait qui souffrent le moins de cette première augmentation des tarifs, puisque cette dernière est de 0,082€ par service et par an.
En conclusion, les craintes du CRIOC sont désormais avérées et nous recommandons aux consommateurs d'être attentifs à la manière dont les institutions bancaires effectueront la tarification de leurs services.
Le CRIOC regrette une fois de plus que ce soit le consommateur qui est pris au piège...