Si le téléchargement illégal est inacceptable, il s'agit aussi de ne pas se tromper de débats. Le consommateur n'est pas responsable de téléchargement illégal dès le moment où celui-ci est proposé par un site en ligne. Et, si des poursuites doivent être entreprises, c'est vis-à-vis de l'éditeur de services, le site, et non ses utilisateurs. Même si, il est plus simple de faire payer par l'ensemble des internautes des pratiques illégales. Un peu comme si, tous les consommateurs devaient payer les pratiques frauduleuses d'un magasin !
Inacceptable et problématique. Surtout s'il s'agit d'instaurer une taxe globale sur le téléchargement qui viendrait augmenter l'accès au numérique et à Internet. Le montant de la facture pour accéder à un internet rapide demeure trop élevée en Belgique et la facturation à l'identique pour tous d'une licence globale va pénaliser les revenus les plus faibles.
S'il est nécessaire de pénaliser le téléchargement illégal (download), pourquoi ne pas pénaliser les fraudeurs, c'est-à-dire tous les acteurs qui encouragent le téléchargement illégal, en commençant par comme les éditeurs de contenu illégal, les hébergeurs ou les distributeurs de service. Si ces acteurs étaient tous respectueux de la légalité, le problème du téléchargement illégal d'oeuvres protégées ne se poserait pas. Si un éditeur de contenu se sent lésé à lui de se retourner contre l'acteur incriminé et non faire payer à l'ensemble des consommateurs les dérapages d'un producteur.
A l'identique, le consommateur qui transférerait de son ordinateur vers un site des contenus protégés (upload) serait lui aussi responsable de ses actes.
Le téléchargement illégal est un délit qui peut être poursuivi et ne doit pas être approché par la mise en place d'une redevance globale qui ferait supporter à l'ensemble des internautes les délits commis par certains. Par contre, le téléchargement légal, autorisé doit aussi permettre aux auteurs de protéger leurs droits et d'être indemnisé à son juste niveau.