La chambre du Conseil de concurrence va devoir déterminer si ces entreprises sont coupables ou pas.
Telle est la conclusion de l’auditorat, la cellule d’enquête du Conseil de la concurrence, l’organe chargé de veiller au bon respect des règles de la concurrence. Ferrero est accusé d’avoir orchestré des hausses de prix coordonnées chez ses clients de la grande distribution. Un accord était opéré entre Ferrero et ses clients pour qu’ils augmentent tous leurs prix au même moment. Carrefour, Colruyt et Delhaize sont trois des enseignes accusées d’avoir participé à ce système. Une chambre du Conseil de concurrence va à présent devoir déterminer si oui ou non ces entreprises sont coupables. La défense de ces entreprises sera permise. La décision du Conseil devrait tomber dans six mois. Les entreprises visées risquent une amende dont le montant pourrait atteindre jusque 10 % de leur chiffre d’affaires.
Malheureusement, cette triste affaire prouve, une fois de plus, l'existence d'ententes sur les prix. Pain, lait, cosmétiques, produits d'entretien sont des produits suspectés d'entente et régulièrement, les autorités publiques de différents pays sont forcées d'agir.
Le CRIOC demande aux autorités publiques d'une part de renforcer les mécanismes de surveillance approfondie du marché, notamment en intégrant des représentants des consommateurs au sein de l'observatoire des prix et d'autre part, d'assurer un contrôle spécifique des prix des produits de consommation courante.