En juillet 2009, les enquêteurs du CRIOC ont interviewé 620 Belges de 18 ans et plus sur leur connaissance de l'économie sociale. Les questions portaient sur leur connaissance des produits du commerce équitable et du panier bio, sur leurs achats auprès d'agriculteurs locaux, sur leur participation à un système d'échange local (de biens et services sans recours à l'argent traditionnel), à des placements éthiques, à des achats groupés de services et au troc.
Les Belges ne savent pas ce qu'économie solidaire signifie
- Un quart des consommateurs a déjà entendu parler du concept d'économie solidaire. Ils la décrivent comme une économie basée sur la solidarité. Dans un cas sur quatre ils peuvent décrire des actions concrètes.
- Trois consommateurs sur quatre ne peuvent nommer que deux formes: le commerce équitable et les paniers bio.
- Six consommateurs sur dix connaissent les paniers bio. Seulement un consommateur sur trois peut encore citer d'autres formes.
Mais les appliquent tout de même...
- Un consommateur sur deux achète des produits venant directement du producteur et un sur trois achète des produits du commerce équitable. Un consommateur sur sept participe à l'épargne solidaire, au troc ou à des achats groupés.
La connaissance des différentes formes d'économie solidaire
- Trois consommateurs sur quatre connaissent les produits qui proviennent du commerce équitable.
- Six consommateurs sur dix sont au courant de l'existence des paniers bio.
- Huit consommateurs sur dix connaissent l'achat de produits directement à la ferme ou auprès d'un producteur local.
- Un consommateur sur trois connaît les mécanismes de l'épargne solidaire, des achats groupés de biens ou services et du troc de produits.
- Un consommateur sur quatre connaît les systèmes d'échange local (SEL), qui permettent aux participants d'échanger des biens, des services ou des connaissances sans avoir recours au paiement avec l'argent traditionnel. Suite à la crise, un consommateur sur cinq veut devenir membre d'un système d'échange local.
- Deux investisseurs sur trois sont prêts à souscrire une épargne solidaire si le rendement est égal à celui d'un placement classique. Les consommateurs ne sont prêts à investir dans de tels produits que si le rendement est plus élevé ou si l'investissement donne droit à un avantage fiscal.
- Un consommateur sur trois estime que la crise pourrait inciter les gens à participer à l'épargne solidaire.
Recommandations pour les autorités publiques
Deux formes d'économie solidaire sont bien connues par les consommateurs: le commerce équitable et le panier bio. Or, on n'aime que ce qu'on connaît. C'est la raison pour laquelle le CRIOC trouve que les autorités publiques devraient prendre des mesures pour promouvoir également les autres formes d'économie solidaire.
Les systèmes d'échange local sont une option pour économiser sur l'achat de biens et services. En temps de crise, il conviendrait que les autorités publiques soutiennent ces systèmes.
Le potentiel des participants à l'épargne solidaire est de 84%. Les autorités publiques peuvent rendre ce système encore plus attrayant en introduisant un avantage fiscal, en développant un label pour de tels placements et en organisant une campagne d'information.
Etude: L'économie solidaire