Les Wallons se soucieraient-ils davantage de leur portefeuille? Questionnés sur leur principale inquiétude, 35% d'entre eux répondent le pouvoir d'achat et la hausse des prix. Ils sont seulement 4% à répondre la dégradation de l'environnement et 2% le réchauffement climatique.
La situation a bien évolué depuis les années précédentes. Désormais les préoccupations socio-économiques et politiques devancent la question de l'écologie. Cependant, 77% des répondants estiment que la protection de l’environnement et la lutte contre la pollution est un problème immédiat et urgent. S'ils ont du modifier leurs priorités, les Wallons n'en restent pas moins concernés par la protection de l'environnement.
Mais il est difficile pour eux de concilier écologie et économie. 85% des habitants de la région wallonne reconnaissent que leurs choix de consommation influencent la quantité de déchets qu’ils produisent et que leurs actions personnelles peuvent contribuer à la protection de l’environnement. Néanmoins, les actions individuelles ne sont perçues comme efficaces qu’à la condition que tout le monde s’y mette. En outre, la moitié de la population trouve qu’il est difficile de faire beaucoup pour l’environnement et 4 personnes sur 10 ne savent pas comment agir. Enfin, 61% des wallons déclarent "faire un effort" pour préserver l'environnement et parmi elles, 87% des sont prêtes à faire un effort supplémentaire.
Suite à cette étude, le CRIOC propose plusieurs recommandations :
- Vu la grande sensibilité des Wallons vis-à-vis des problèmes socio-économiques, les autorités publiques doivent faire preuve de pédagogie et montrer que prévention et économie vont souvent de pair et qu'il ne faut pas opposer environnement et économie, mais au contraire souligner les avantages économiques des comportements respectueux de l'environnement.
- Les actions de sensibilisation, seules, ne peuvent inciter à des changements de comportement; c'est le contexte dans lequel les consommateurs prennent leurs décisions qu'il faut modifier, en favorisant les choix de consommation qui produisent moins de déchets. Pour cela, il faut développer une palette d’outils complémentaires portant sur les caractéristiques des produits, la mise en évidence des produits respectueux de l’environnement, les prix et l’information ;
- Au terme de cette enquête, il nous semble qu’un axe essentiel d’action en matière de prévention est l’adoption généralisée de pratiques de prévention par toutes les administrations publiques et la communication sur ces pratiques dans les lieux de contact entre ces administrations et le public.
Pour consulter
l'étude complète, rendez-vous sur le site du CRIOC.