Ces derniers mois, nous avons été inondés de messages sur la baisse du pouvoir d'achat en Belgique et dans le reste de l'Europe. La hausse des prix sur les marchés internationaux des huiles et la hausse conséquente des prix pour les produits de base (alimentation, énergie etc.) ont obligé le consommateur à se serrer la ceinture. Mais le consommateur le fait-il réellement? Et s'il le fait, sur quels produits économise-t-il? En juillet 2008, le CRIOC a réalisé une enquête auprès de plus de 600 Belges pour voir si la baisse du pouvoir d'achat a influencé leur comportement de consommation et si oui, quelles en sont les conséquences.
Un impact réel
Un consommateur sur trois a diminué ses dépenses. Notamment en matière d’énergie, de frais de voiture et d’habillement. En outre, de nombreux consommateurs ont modifié leurs habitudes de consommation et leurs comportements. Ils achètent moins, ont changé leurs habitudes de déplacement et se rendent moins souvent au restaurant ou au café. En matière d’alimentation, un consommateur sur six déclare avoir changé de magasin d’alimentation et un sur huit déclare aller à l’étranger pour acheter des produits « moins chers ».
Un impact différencié
Mais tous les consommateurs ne sont pas égaux devant cette baisse du pouvoir d’achat. Certains, comme les revenus les plus modestes, sont obligés de ruser et de réaliser des économies dans tous les secteurs.Les professions et les classes sociales vivent de manière très différente la baisse du pouvoir d’achat. Les revenus supérieurs, les cadres et les professions libérales déclarent avoir moins souvent modifié leurs comportements que les autres catégories socioprofessionnelles à revenu plus faible.En Flandre, la baisse du pouvoir d’achat semble moins affecter la population (plus aisée ?) qu’en Wallonie et à Bruxelles. Un taux de chômage différent par région peut sans doute expliquer cette perception.
Un changement de comportement
La baisse du pouvoir d’achat a non seulement conduit les consommateurs à limiter certaines dépenses mais aussi à adapter des comportements d’économie : limiter la consommation d’énergie, établir des menus, remplacer des produits par d’autres, etc.
Etude intégrale: disponible sur www.crioc.be