"Le 'consommateur de justice' doit obtenir un signe clair de ce qu'est la médiation. Il faut donc réserver à ce moyen une présence plus physique", commente le président de la Commission fédérale de médiation, Bernard Castelain.
La Commission a été instituée en 2005. Trois commissions spéciales la composent. L'une traitant les matières familiales, l'autre les matières civiles et commerciales et la dernière les matières sociales. La médiation dispose actuellement de plus de 1.000 professionnels. Ceux-ci sont soit juristes de formation (avocat ou notaire), soit issu de milieux divers (tiers) mais ayant reçu une formation dans le but d'obtenir un agrément définitif. Plus de la moitié des médiateurs (563) opèrent sur les matières familiales, 387 sur le commercial et le civil et 106 sur la matière sociale. La liste des médiateurs est disponible sur www.mediation-justice.be
La Commission s'interroge cependant sur cette répartition. "Strictement parlant, un médiateur qui connaît à fond la technique de la médiation, pourrait faire de la médiation dans n'importe quelle matière", souligne-t-elle dans son premier rapport d'activité publié jeudi. L'hypothèse de travailler avec une seule sorte d'agrément est dès lors soulevée.
Outre un souci de "dynamiser" la profession en lui octroyant notamment une meilleure visibilité, les responsables de la Commission espèrent également pouvoir disposer à l'avenir de statistiques fiables sur l'activité de médiation en tant que telle.