Les Belges sont friands de vacances estivales et s'y préparent tôt. La preuve ? L'affluence au dernier Salon des vacances de Bruxelles (Heysel), en février dernier. Si l'on en croit une récente étude européenne du groupe Europ Assistance, les Belges dépasseront ainsi, en 2011, le budget vacances des Italiens, des Allemands et des Anglais, qui avaient pourtant le plus gros budget vacances européen l'an dernier. La crise ne dissuade donc pas les Belges de partir en vacances : les loisirs, c'est sacré. Sans doute sont-ils aidés, en cela, par le pécule de vacances, versé en mai pour les salariés et tombant donc à point nommé pour honorer les frais de réservation. Fait remarquable également, épinglé par Europ Assistance : au fil des années, on assiste à une réduction des écarts entre le budget vacances des Flamands et celui des francophones : voilà donc au moins un point sur lequel s'accordent les deux Communautés...
Les Belges partent en moyenne 14 jours en vacances d'été, les 18-29 battant le record avec une moyenne de 17 jours. Dépenses moyennes des francophones : 664 euros par personne, 1627 euros en tout. Les plus jeunes dépensent moins que la moyenne (610 euros par personne, pour des vacances plus longues), les 50-59 ans sont plus dépensiers (717 euros). Les vacances se déroulent le plus souvent en famille (3 personnes en moyenne). Sur l'année, le Belge consacre en moyenne 2.865 euros à ses vacances (1.619 euros pour l'Horeca, 1.245 en frais de voyage).
Où partent les Belges ?
Au moment d'effectuer son choix de destination, le Belge veille prioritairement à s'assurer de la clémence du climat, à respecter son enveloppe budgétaire et à se protéger des risques sanitaires et d'attentat. Les risques liés aux troubles sociaux (la Tunisie et l'Egypte en savent quelque chose) et aux catastrophes naturelles, la qualité des infrastructures, les activités possibles et la durée du trajet sont également des facteurs qui interviennent dans le choix de la destination. La grande majorité d'es Belges ne franchit pas les frontières de l'Union européenne. Et, au sein de celle-ci, l'Espagne (un consommateur sur trois) et la France (plus d'un francophone sur 4) recueillent le plus de suffrages. La Belgique (15%) n'arrive qu'en quatrième position. La mer représente le lieu de villégiature le plus plébiscité (8 francophones sur 10). Les voyages itinérants, la campagne, la montagne et la ville séduisent moins.
Les vacances idéales ?
Farniente, détente, tranquillité d'esprit : voici ce que recherchent plus de 9 francophones sur 10. La convivialité, en famille ou entre amis, attire 8 consommateurs sur 10. Viennent ensuite la lecture, la découverte de nouvelles cultures, le dépaysement et le sport. Près de trois vacanciers sur quatre louent une maison, un appartement ou une chambre (d'hôte ou d'hôtel), tandis qu'un sur quatre dispose d'une résidence secondaire ou chez des amis. Le camping et le caravaning ne séduisent que 4 % des consommateurs.
Le vacancier belge aime à être indépendant : ainsi, plus d'un sur deux préfère organiser personnellement son voyage plutôt que d'acheter un voyage organisé. Celui-ci a néanmoins la cote auprès des plus de 65 ans, qui affectionnent le « tout compris ». Notons que, côté réservations de vacances organisées, la France, traditionnelle terre de vacances des Belges, perd 5% cette année : à en croire l'Association belge des tour-opérateurs, cette diminution serait due au manque de disponibilité. Les Français ayant eux-mêmes tendance à rester au pays durant l'été, les hôteliers de l'Hexagone sont moins enclins à se tourner vers l'extérieur.
Et ceux qui ne partent pas...
Il y a, bien sûr, des Belges qui ne prennent pas le large durant l'été. Le plus souvent pour raisons financières : 7 sédentaires forcés sur 10 n'ont pas suffisamment d'argent pour s'en aller chercher le soleil et la détente ailleurs. Parmi ceux qui ne participent pas à l'exode estival, un sur dix reste chez lui pour des raisons familiales, tandis que 7% sont contraints à la sédentarité pour raisons de santé, et que 4% le sont pour raisons professionnelles. Une pensée émue...