Partant du constat que Belgacom s'était en grande partie constitué une clientèle en les attirants à travers la rediffusion des matchs de foot, Voo a payé la modique somme de 18 millions d'euros pour pouvoir diffuser les principaux matchs de la Pro League, laissant à Belgacom les matchs résiduaires à partir de la saison 2012/2013. Ces matchs Telenet a annoncé les avoir achetés. Voo devrait faire de même.
L'objectif est évidemment d'attirer de nouveaux clients, c'est-à-dire ceux qui continuent à utiliser le système analogique ou qui sont chez un autre opérateur, et de les fidéliser. Le but est donc de pousser à l'acquisition d'un décodeur et à l'abandon du décodeur du concurrent, mais aussi et surtout de vendre aux amateurs de foot toute une série d'offres avec des formules tarifaires compliquées et coûteuses. L'amateur de foot est en effet contraint, pour satisfaire son goût, de souscrire à un des "packs". Or, ces derniers sont de deux à trois fois plus chers que l'offre de base. Le foot n'est donc pas gratuit, mais surtout un moyen de pousser les consommateurs à utiliser les autres possibilités telles que la TV à la demande et de les habituer à regarder certaines chaînes qui ne les intéressent a priori pas.
Nous estimons donc que le consommateur amateur de foot est manipulé. On le pousse vers un produit qu'il n'aurait sans doute jamais choisi, on le pousse à utiliser d'autres services qu'il n'aurait jamais utilisés et on augmente les tarifs pour faire paraître l'offre plus alléchante. Ce type d'offre est surtout à l'avantage de l'entreprise qui la propose, elle donne l'illusion de la bonne affaire, car elle est financièrement moins chère que la somme des coûts des éléments qui la composent. Mais, la vraie bonne question est de savoir si chacun des éléments du pack vous apporte une réelle utilité. Nous sommes sûrs du contraire, c'est pourquoi nous attendons avec impatience une offre réellement adaptée aux besoins des consommateurs. Comme le serait une offre où l'on pourrait choisir les chaînes qui nous intéressent. À quand une offre simple et bon marché?