Le principal enseignement que l'on peut tirer est que le nombre de plaintes à l'encontre du secteur financier a augmenté par rapport à 2009 dans une proportion de 6,68%. Cela représente 2.682 plaintes reçues par le Service l'année dernière. Par contre, le nombre de dossiers recevables et donc effectivement traités par le Service est en légère diminution de 1,69%, si l'on ne tient pas compte des dossiers exceptionnels liés à la faillite de Lehman Brothers traités en 2009.
Parmi les plaintes traitées, le plus grand groupe de plaintes (environ 30%) concerne les instruments financiers. Si cette catégorie reste en tête, comme en 2009, elle diminue néanmoins de manière significative puisque ces plaintes représentaient 45% environ du total en 2009. Cette diminution s'explique par la fin de la crise financière qui a secoué les marchés financiers en 2009 et, surtout, 2008.
Derrière cette rubrique, on retrouve les plaintes portant sur les paiements qui forment près de 25% du total (+5%). La majorité de ces plaintes porte sur les conséquences du vol d'une carte bancaire. Enfin, la catégorie des crédits arrive en troisième position avec plus de 19% des plaintes, ce qui signifie une augmentation conséquente par rapport à 2009, puisque ces plaintes représentaient alors 12% du total.
Au niveau du résultat des plaintes, environ 54% des plaintes ont trouvé une issue favorable pour le plaignant, contre 40% un an plus tôt. Cette augmentation peut paraître extraordinaire mais en réalité de nombreux dossiers ont été résolus de manière identique puisqu'ils concernaient tous le même problème (lié à Lehman Brothers) qui a été solutionné de la même manière par l'institution via une proposition de transaction, acceptée par l'immense majorité des plaignants. Ces nombreux dossiers ont gonflé artificiellement le nombre de dossiers résolus en faveur des plaignants. Si l'on ne tient pas compte de ces dossiers, les plaintes résolues représentent 45% du total, ce qui signifie déjà une augmentation d'environ 5% par rapport à 2009. Dans près d'un cas sur deux, le consommateur obtient donc partiellement ou complètement gain de cause, ce qui démontre qu'il peut être utile de s'adresser à cet organe.
Le CRIOC encourage les consommateurs à faire appel à ce service en cas de problème avec une institution financière. Par ailleurs, des conseils pour éviter de rencontrer des problèmes à ce niveau peuvent être trouvés ici :
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