Sur le foetus, les risques sont que l'enfant peut naître prématurément, avoir un poids plus bas que la normale, mais cela peut aussi augmenter la mortalité foetale et néonatale. Le tabagisme passif augmente le risque de mort subite. Le tabac peut provoquer un retard de croissance intra-utérin et dans ce cas, les risques d'hypoglycémie et d'hypothermie sont également élevés.
Le tabagisme passif engendre chez les nourrissons une plus grande fréquence des infections ORL, des bronchites et de l'asthme.
Une étude réalisée par le Centre Belge d'Information Pharmacothérapeutique montre que, pendant la grossesse, même 10 cigarettes par jour peuvent provoquer des malformations au niveau des doigts et des orteils. Le risque augmente de 27% jusqu'à 57%, en fonction du nombre de cigarettes.
Le nouveau-né est aussi victime du tabagisme passif dont il peut devenir transitoirement dépendant.
Le nouveau-né peut en ressentir le manque les premiers jours de vie, il devient alors irritable, a des difficultés à boire et à dormir convenablement. Il est en manque de nicotine, on peut donc parler de syndrome de sevrage déclare le Docteur Benjamin Davidovics, médecin spécialiste en pédiatrie générale à Bruxelles.
Pour combattre ce dernier effet, en accord avec le pédiatre de la maternité ou du centre néonatal, on peut faire porter à la mère un foulard ayant absorbé l'odeur du tabac et celle de la mère afin de diminuer les symptômes. Cette méthode servant de sevrage à la nicotine.
A l'occasion de la journée mondiale sans tabac, le CRIOC informe que les consultations de tabacologie sont remboursées en partie par la mutuelle. Il s'agit d'un remboursement de 30€ pour chaque consultation suivie par une femme enceinte, avec un maximum de 8 séances par grossesse; et d'un remboursement de 30€ pour toute autre personne -- comme les futurs et jeunes papas- pour la 1ère consultation de tabacologie et de 20€ pour les consultations suivantes (maximum 8 consultations sur une période de deux ans).