Arrêter de fumer est un grand défi pour beaucoup de gens. Il y a énormément d'articles et de documents sur les méthodes dites efficaces ainsi que des nouvelles méthodes 'révolutionnaires'. La vérité est probablement qu'une méthode tenant compte de tous les aspects n'existe pas et que chaque fumeur a son propre chemin à suivre vers une vie sans tabac. Dans cet article, le CRIOC offre au consommateur fumeurs quelques indications pour l'aider sur cette voie.
La dure loi de l'accoutumance
La nicotine est une substance insidieuse. Après quelques années de tabagisme régulier, cette substance aura reprogrammé notre cerveau, car des millions de récepteurs de nicotine se seront développés à ce niveau. Sur le plan chimique, une accoutumance au tabac est tout aussi réelle et permanente que l'accoutumance à l'alcool. Prétendre que votre tabagisme n'est pas plus qu'un tic ou qu'une mauvaise habitude ne fait que garantir votre échec. Il s'agit bien d'une drogue, qui doit être traitée comme telle.
Se fixer un objectif réalisable
Ce n'est pas toujours une bonne idée de miser tout de suite sur un 'abandonnement définitif'. Mieux vaut fixer un délai d'abstinence d'un mois ou d'un an, par exemple, et vous y garder. Une fois de délai passé, vous pourrez vous inspirer de l'idée que le mois ou l'an qui suit serra beaucoup plus facilement à vivre que le mois ou l'année passée.
Répercussion émotionnelle
L'accoutumance chimique à la nicotine, dont vous souffrez, est sans doute une des relations les plus intenses, répétitives et attachantes que vous n'ayez jamais eues. En effet, elle s'est nichée dans quasiment chaque aspect de votre vie et de vos pensées. Si vous rompez finalement cette relation, vous pouvez vous attendre à quelques fortes réactions émotionnelles. Celles-ci ne doivent pas vous effrayer: c'est le signe que votre corps a entamé le travail visant à vous débarrasser de votre accoutumance.
Ne sautez pas des repas
La nicotine peut réprimer la faim et vous a peut-être déjà amené à sauter des repas de temps à autre, ce qui est une habitude très malsaine. Évitez cela à tout prix, car un régime déséquilibré risque de renforcer les symptômes désagréables dus à l'arrêt de la cigarette. Évitez de prendre du poids, pas en mangeant moins, mais en répartissant mieux vos repas dans la journée.
Compenser pour mieux arrêter ?
Lorsqu'une personne arrête de fumer, elle essaie de trouver une compensation mais le risque est d'autant plus grand si jamais cette compensation disparaît. Il peut s'agit d'une personne, d'un produit, d'un service, d'une activité, … Concentrez-vous uniquement sur l'abandon de la cigarette. Il n'est pas conseillé de faire concorder l'arrêt de fumer avec l'arrêt ou le commencement d'une autre activité, car dans ce cas vous n'aurez pas un, mais deux points vulnérables dont vous devrez vous soucier.
Gérer les moments d'envie
Votre corps et votre esprit est tellement conditionné qu'ils attendent un approvisionnement en nicotine à certains moments, à certains endroits ou avec certaines personnes, lors de certains événements ou certaines émotions. La première fois que vous vivrez chaque envie (ou trigger) après avoir arrêté de fumer sont des moments extrêmement difficiles. N'essayez pas de les nier, mais vivez-les consciemment comme des moments essentiels que vous devez surmonter sur le chemin vers une vie sans tabac.
Retomber
Pour conclure, retenez qu'il n'y a que deux bonnes raisons pour recommencer à fumer: soit vous voulez renouer avec l'accoutumance et voir votre corps dépérir sous les effets négatifs de la nicotine et du goudron, soit vous avez tellement aimé la désintoxication que vous voulez revivre cette expérience. Si aucune de ces deux options ne vous attire, il n'y a qu'une seule solution possible: plus jamais de la nicotine et chaque jour est une victoire !
Avec les remerciements de Whyquit.com.