Sur des marchés concurrentiels, il n'est pas toujours aisé pour le consommateur de s'y retrouver, et surtout de trouver l'offre qui lui correspond le plus. C'est la raison pour laquelle des initiatives sont prises afin de mettre à la disposition des consommateurs des outils en ligne qui leur permettent de comparer les tarifs. Des organismes privés s'y attèlent, mais les autorités ont aussi bien compris la nécessité de tels instruments. Ainsi, il y a deux secteurs cruciaux dans lesquels elles ont mis en place des comparateurs.
En matière de télécommunications, l'IBPT a mis au point le site www.meilleurtarif.be, dont le CRIOC recommandait déjà l'utilisation il y a quelques mois. Aujourd'hui, ce site permet aussi de comparer les différents packs proposés par les fournisseurs. Cela ne peut qu'être salué, puisqu'à l'heure actuelle, la plupart des opérateurs permettent de souscrire à des offres incluant non seulement la téléphonie, mais aussi l'internet et la télévision numérique. Soit dit en passant, en cas d'augmentation des tarifs facturés par son opérateur, le consommateur a le droit de résilier le contrat sans pénalité, au plus tard le dernier jour du mois qui suit la réception de la première facture après l'entrée en vigueur des modifications (sauf si les conditions générales prévoient une augmentation liée à l'indice des prix à la consommation). Dans une telle situation, le comparateur des tarifs des télécoms s'avère très utile.
Et puis, pour le secteur de l'énergie, différents simulateurs sont aussi mis en place par les régulateurs régionaux, la CWaPE pour la Wallonie, Brugel pour la Région de Bruxelles, et la VREG pour la Flandre. Les consommateurs ne doivent pas hésiter à les utiliser, surtout à l'heure actuelle, étant donné les prix de plus en plus élevés de l'énergie.
En bref, le CRIOC souligne l'importance de tels outils et plaide pour leur mise en place dans d'autres secteurs tels que les banques et les compagnies d'assurance, où pour l'instant, seuls des acteurs privés offrent ce service.