Depuis deux ans déjà, les mises en garde affluent et les mauvaises expériences de consommateurs se multiplient. Et le problème pourrait s'accroître encore. Un exemple relevé parmi d'autres par une association de consommateurs en France: un utilisateur abonné à un forfait 3 G de SFR qui a dû débourser plus de 1 000 € pour avoir envoyé deux mails depuis l'Egypte… Lorsqu'elles sont passées à l'étranger, les connexions sont en effet généralement tarifées "au compteur", c'est-à-dire selon le volume de données (mégaoctets) consommées.
Or, le consommateur qui n'a souscrit aucun forfait et qui utilise son smartphone à l'étranger a beaucoup de risque de recevoir une facture salée à son retour en Belgique. Par ailleurs, même s'il a souscrit un forfait dans son pays, il n'a pas toujours conscience que son forfait n'est pas valable à l'étranger et que la tarification appliquée est différente. Et quand bien même le sait-il, il n'est pas aisé de mesurer le volume de données téléchargées ou envoyées, d'autant que parfois des mises à jour peuvent être téléchargées automatiquement sur son téléphone sans qu'il ne s‘en rende compte. Le fameux choc de la facture peut surprendre tout le monde!
Le CRIOC conseille la plus grande prudence aux consommateurs dans l'utilisation de leur smartphone - surtout à l'étranger - lorsqu'ils n'ont pas de forfaits spécifiques. Dès lors, il est de bon aloi de ne pas perdre de vue les quelques conseils suivants:
- contrôlez votre consommation. Les forfaits proposés par les opérateurs ne sont pas toujours bien adaptés. On vous propose 50 megabytes à petits prix puis directement un forfait de 250 mega qui vous coûtera le double du prix. Entre les deux, rien. Or, il est peut-être plus intéressant de payer pour 50 mega, quitte à s'autoriser un léger dépassement du forfait, qui, néanmoins, reviendra moins cher que le forfait supérieur en capacité… La capacité réellement utilisée est visible via le menu de votre smartphone. Après un ou deux mois d'utilisation régulière, vous aurez une bonne idée du forfait qui vous convient le mieux. Les opérateurs n'ont aucune obligation de vous informer de votre consommation et donc du dépassement éventuel de votre forfait.
- dans de nombreux endroits grand public, le wi fi est disponible gratuitement et vous pouvez donc vous passer du 3G en surfant sans rien payer.
- comparez les offres des opérateurs et choisir le forfait qui correspond le mieux à son profil d'utilisation. Ce n'est pas toujours évident de s'y retrouver, mais les promos se multiplient et visent surtout les jeunes. Même avec une carte prépayée, par exemple de 15 euros, le forfait est établi en X minutes de conversation, X SMS et X sessions facebook par exemple. Finalement, ce type de formule peut être plus intéressante pour les plus jeunes, car ne réservant aucune mauvaise surprise…
- à l'étranger, il est tentant de garder le contact avec ses amis, mais cela peut s'avérer hors de prix ! Veillez donc à couper la connexion data une fois la frontière franchie. Même la consultation simple de vos emails sur votre lieu de villégiature peut vite conduire au "bill shock".
Si malgré ces quelques conseils, on se retrouve tout de même face à un "bill shock", le CRIOC conseille aux consommateurs de se rendre auprès de leur opérateur afin de leur demander un geste commercial à titre tout à fait exceptionnel sans quoi, la facture restera due.