Pour ce faire, nous nous basons sur les déclarations de l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA), chargée de veiller à ce que les aliments qui arrivent dans l'assiette du consommateur belge soient sûrs. Le 17 mars 2011, l'Agence a publié un communiqué de presse dans lequel elle rassure les consommateurs. Il n'y a pas de raison de s'inquiéter de la qualité et de la sécurité des vivres provenant du Japon.(1)
Quelques jours après la catastrophe, la Direction générale Santé et Consommateurs de la Commission Européenne conseilla aux Etats-membres de contrôler les denrées alimentaires du Japon sur radioactivité. L'AFSCA a réagi en réalisant une évaluation des risques, tout en tenant compte des éléments suivants:
- Combien de produits sont importés et lesquels?
- Quand ces produits ont-ils été expédiés (avant ou après la catastrophe, prenant en compte que le transport par bateau provenant du Japon prend un mois)?
- Quel est le risque d'irradiation de ces produits?
- Eventuelles informations supplémentaires fournies par le Japon.
De toute la quantité de poisson importée sur le marché belge, moins d'un pour cent provient du Japon. C'est ce que le CRIOC a calculé sur base des quantités citées dans le communiqué de presse de l'AFSCA. Le poisson servi dans un restaurant japonais, provient le plus souvent d'élevages ou de la pêche en Europe. Les quantités importées d'autres denrées alimentaires, telles que les céréales, le soja, les épices, les algues, les boissons alcoolisées etc., sont également très faibles.
Le contrôle des vivres qui sont tout de même importées, se fait à différents niveaux. Après les contrôles sanitaires obligatoires dans des postes d'inspection à la frontière, l'AFSCA prend la précaution d'extraire des échantillons de vivres provenant du Japon. Les résultats de ces contrôles sont transmis à la Commission Européenne. De plus, tout importateur qui achète ou utilise ces produits, doit pouvoir démontrer par le biais d'une évaluation de risque que les produits d'origine japonaise ne présentent aucun danger pour la santé publique.
En outre, l'Union Européenne a annoncé le 25 mars qu'elle renforcerait encore les contrôles de nourriture importée du Japon.(2)
En bref, seulement une quantité très limitée de produits est importée du Japon en Belgique et cette importation est soumise à des contrôles renforcés à différents niveaux. Le CRIOC conclut que les instances compétentes font tout le nécessaire pour garantir la sécurité alimentaire. Le CRIOC ne voit pas de raison pour supposer qu'il y aurait un danger menaçant le consommateur belge.
(1)http://www.favv-afsca.be/denreesalimentaires/incidentnucleairejapon/_documents/2011-03-17_japon_fr.pdf
(2)http://www.favv-afsca.be/denreesalimentaires/incidentnucleairejapon/_documents/2011-03-25_Communication-decision-eu-japon_fr.pdf