Il a été décidé de révoquer la tolérance zéro et de fixer dorénavant la limite d'OGM non approuvés à 0,1% dans l'importation d'aliments pour animaux. Le secteur, les pays exportateurs et la Commission Européenne font référence à l'augmentation des prix alimentaires et à l'interruption de la chaîne alimentaire en 2009, lorsque plusieurs cargaisons de fèves de soya américaines furent confisquées à la suite à la découverte de spores d'OGM non approuvés dans celles-ci. En les permettant, la Commission espère éviter que l'expérience de 2009 ne se répète et veut assurer aux distributeurs d'aliments pour animaux qu'ils peuvent expédier leurs précieuses cargaisons sans devoir craindre la confiscation de celles-ci.
Divers groupes de protection environnementale affirment que la décision européenne, qui doit encore être approuvée par le Parlement européen, est non seulement superflue mais même dangereuse. Car elle met fin à la politique de zéro tolérance menée jusqu'à présent par l'UE contre les OGM non approuvés. Selon eux les experts des États membres de l'UE n'ont pris cette décision que pour satisfaire la pression commerciale pour soutenir les entreprises multinationales.
Les élevages européens sont fortement dépendants d'aliments produits en dehors des 27 pays membres de l'UE. L'année passée, ce secteur a encore importé 51 millions de tonnes d'aliments pour animaux, dont environ la moitié comportait des fèves de soya génétiquement modifiées, en provenance du Brésil et d'Argentine. La question des OGM reste d'actualité parmi les consommateurs européens. Les adeptes argumentent que des milliards de personnes dans le monde consomment déjà sans problèmes de la nourriture manipulée, tandis que les adversaires soulignent que les effets à long terme sont toujours inconnus.
Le CRIOC insiste pour que l'utilisation des OGM soit mieux réglementée. Il faut établir une relation de confiance entre les autorités publiques et les consommateurs. Le consommateur doit être informé de manière correcte sur l'éventuelle présence d'OGM dans le produit qu'il achète, notamment par un étiquetage clair et précis. En outre, le CRIOC exige un contrôle strict avant d'introduire un OGM sur le marché. Pour ce faire, il faut créer des comités de suivi plus larges et non plus en grande partie composé de représentants d'entreprises. Pour ce qui est de la protection de l'environnement, le CRIOC demande que les producteurs de semences génétiquement modifiées soient tenus responsables des risques existants et futurs ET que des instructions de contrôle soient décrétées pour limiter la diffusion de nouveaux gènes dans l'environnement. Pour conclure, le CRIOC souligne que le dossier sur les OGM est un dossier complexe, qui fait craindre le pire aux consommateurs, et demande que les autorités publiques prennent une position claire en la matière.
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Sources:
EU Observer
Les OGM: regards croisés sur une actualité brûlante, CRIOC – Du côté des consommateurs.