Pour rappel, ce blocage avait été décidé par la fédération belge du secteur financier, Febelfin, en janvier dernier. Si le CRIOC ne dispose pas des données statistiques permettant de démentir cette information, il constate toutefois que l'information est lacunaire et ne permet pas de se faire une idée réelle de l'impact de la mesure de blocage édictée par le secteur. En effet, aucune mention n'est faite sur les cas de skimming portant sur les cartes de crédit. Il est dès lors permis de penser que ces cas de fraude ont augmenté et qu'en réalité les voleurs se sont tout simplement reportés vers ce type de cartes.
Ceci n'est qu'une possibilité, mais en tout état de cause, le CRIOC reste persuadé que contrairement à ce que laisse entendre le secteur financier, cette mesure de blocage n'est absolument pas à l'avantage du consommateur. Celui-ci est en effet obligé d'acquérir une carte de crédit pour voyager dans une série de pays, ou à tout le moins de demander un hypothétique et discrétionnaire déblocage de sa carte à son institution financière.
Ce désavantage n'est assorti d'aucun avantage réel pour le consommateur, puisqu'il n'est pas mieux protégé contre le skimming, et ce pour deux raisons : les cartes de crédit peuvent également être copiées et de plus, il était déjà protégé contre le skimming auparavant puisque la loi impose aux banques d'indemniser les clients victimes de ce type de fraude. Ce n'est donc pas du tout la sécurité du consommateur qui est l'objectif de cette mesure...