L'Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA) a annoncé avoir reçu en 2 010 plus de 4 000 plaintes, soit 80% de plus qu'en 2 008. Ce qui est bien la preuve que les consommateurs sont soucieux de la qualité/sécurité de la chaîne alimentaire. Le CRIOC et les autres organisations de défense des intérêts des consommateurs sont d'ailleurs membres à part entière du Comité consultatif de l'AFSCA, qui permet aux différents acteurs concernés par la sécurité de la chaîne alimentaire de discuter mensuellement de différents sujets faisant l'actualité.
L'AFSCA veille donc attentivement au grain. Mais l'on ne peut ici s'empêcher de noter les limites que constitue son système de smiley, label de qualité non obligatoire, attestant que l'établissement dispose d'un système crédible de contrôle de l'hygiène. En effet, actuellement, un peu plus de 200 établissements ont obtenu ce label décerné par l'AFSCA, alors que notre royaume dénombre entre 50 000 et 60 000 établissements HoReCa (seul secteur actuellement ouvert aux smileys)!
Or, s'il oblige celui qui souhaite l'obtenir de débourser certains montants, notamment pour faire réaliser l'audit final, ce n'est pas sans en retirer des avantages, puisque s'il obtient le smiley, il pourra bénéficier d'une contribution annuelle réduite auprès de l'AFSCA. Et selon le principe des labels, il se distinguera des autres établissements. Le CRIOC s'étonne et regrette donc qu'il y ait si peu d'engouement de la part du secteur. En effet, le consommateur a le droit d'avoir la garantie que l'établissement qu'il fréquente est irréprochable, sous l'angle de l'hygiène notamment. Dans la première enquête de satisfaction des consommateurs, 1 sur 5 se disait d'ailleurs peu satisfait de cet aspect (4 325 personnes interrogées en 2 010).
Par conséquent, pour permettre au consommateur de bénéficier de cette garantie, le CRIOC est favorable à un système où, non seulement les bons élèves sont répertoriés (le site de l'AFSCA dresse ainsi la liste de tous les endroits qui disposent d'un smiley), mais aussi, les mauvais élèves sont pointés du doigt. De cette manière, la motivation du secteur à respecter la législation permettra d'éviter que des accidents, tels que celui largement commenté dans la presse, ne se produisent encore…